dimanche 2 octobre 2016

Chamonix [45°55′23″ Nord, 6°52′11″ Est] Altitude Max. 4809m

Après Zermatt, bien décider mon exploration des Alpes, je suis parti photographier le Mont-Blanc. Cette année j'ai déjà parcouru avec mon Nikon, 11 villes, des plus plates d'Angleterre au plus pentue de Suisse. Une envie d'altitude et de distance peut-être ? Enfin surtout un besoin de prendre le train, trait d'union de tous ses périples.

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Pour aller à Chamonix depuis Genève, vous avez deux possibilités: la première passe par Annemasse, du côté français. la seconde vous fera partir de Martigny en Valais avec le Mont-Blanc Express, train à crémaillère direct jusqu'à Chamonix. Enfin direct, pour le moment la voie est en réfection et le train s'arrête à Châtelard-Frontière, dernière station avant de passer en France, peu avant Vallorcine. De là, un car prend le relais et vous déposes après avoir suivi une route sinueuse dans un col, souvent située au bord d'une falaise. Le car c'est fantastique, mais un peu effrayant quand même, bref, je préfère le train. :)

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Une fois arrivé devant la gare de Chamonix, on est frappé par la verticalité des montagnes qui écrasent littéralement de part et d'autre la ville. Elles ont l'air si proches et pourtant, les sapins qu'on distingue clairement paraissent petits. Je crois que dans ce genre d'endroit, le cerveau à du mal à gérer les distances et les tailles, après tout, quand on est face à la tour Eiffel on a devant soit une hauteur de 324m, mais quand on est au pied du Mont-Blanc, depuis Chamonix, son sommet à est 4810m, c'est très différent.

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Pour ce périple et à cause du dernier bout de trajet en car, j'ai décidé de louer un vélo électrique sur place au lieu de prendre le mien. D'un coût assez raisonnable, Intersport m'a mis à disposition un vélo électrique Scott, pratiquement le même modèle que le mien, mais en mode "te prend pas la tête". Ni pare-boue, porte-bagage, phares et autres accessoires superficiels en montagne (de jour). À la place des pneus larges de cross et un vélo beaucoup plus léger. L'occasion était trop bonne et je suis partie l'essayer sur un sentier au bord d'un précipice (mdr)

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C'est un vrai plaisir de se balader avec ce type de vélo. Les pneus glissent très peu, la présence d'amortisseurs et de freins à disque a enfin un intérêt, jusque là la route la plus caillouteuse sur laquelle j'avais roulé, c'était les rues basses à Genève. J'ai réussi à grimper pas mal, mais fini par faire demi-tour devant un escalier en rocher, curieux, mais pas suicidaire non plus.

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Aiguille du Midi

Je suis monté (en téléphérique, pas en vélo) au sommet de l'Aiguille du Midi. Gros cailloux rocheux à gauche du Mont-Blanc, l'aiguille culmine à 3800m d'altitude. Il faut prendre deux téléphériques pour y aller, dans le premier on est séré comme des sardines, en fonction d'où on se trouve dans la cabine, on voit uniquement ses pieds ou la nuque du voisin. J'avais choisi cette destination après avoir entendu parler d'une nouvelle attraction aménagée il y a peu : Le pas dans le vide. Il s'agit d'une cabine en verre (mur, sol et plafond) suspendu dans le vide (1400m de vide, je crois) et dans laquelle on entre en chaussons pendant qu'un type très gentil nous prend en photo. J'ai l'air perplexe sur ce cliché? tu m'étonnes. :)

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La première nuit, j'ai logé dans un endroit unique: "Les chalets de Philippe". Un hameau dans un hameau constitué de petits mazots superbement aménagés. J'y ai passé un moment très agréable et j'espère bien y retourner un jour. La seconde nuit j'étais dans un hôtel en plein centre de Chamonix, idéalement placé pour réaliser une série de photos très tôt dans la ville.

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7:30 Levé de soleil, ma partie préféré, sac à dos et basquet aux pieds, je suis parti explorer la city. Le centre-ville est joli, on est clairement dans une station de ski, mais l'architecture a préservé une certaine authenticité. On y découvre des cafés style art-déco, des chalets-bijouteries et des statues commémorant les ascensions du Mont-Blanc, la première en 1786 par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard et la seconde, par notre physicien préféré genevois: Horace-Bénédict de Saussure en 1787 (dont il existe un très beau tableau peint par Jean-Pierre Saint-Ours au Musée d'Art et d'Histoire de Genève).

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Et comme un voyage ne serait pas complet sans la visite d'un musée, j'ai terminé mon séjour par l'exploration du Musée Alpin, un superbe musée local qui retrace l'aventure des ascensions et qui expose une très belle collection d'oeuvres d'un artiste peu connu, Gabriel Loppé, élève de François Diday, l'un des tout premiers peintres alpinistes (1825-1913). On trouve aussi quelques photos anciennes de Chamonix, de quoi se changer les idées quand on en a soupé du ski.

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Je suis bien décidé à retourner explorer davantage la région, mais hors saison. Il y a quantité de points vus incroyables que j'aimerais tester, et surtout, y retourner un jour ou il fait un temps plus pourri que cette semaine, j'en ai un peu marre du ciel bleu qui gâche mes photos. :)

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Sur Wikipédia

lundi 15 août 2016

Récit de voyage - Zermatt - Riffelberg

Une envie soudaine mercredi dernier de voir du pays. Coup de tête en plein mois d'août, je me décidais à réserver une chambre au Riffelhaus Hotel 1853, un établissement rénové en 2014, qui bénéficie d'une situation en altitude (2500m) et d'un panorama direct sur le Matterhorn petit nom suisse allemand du mont Cervin.

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Les expéditions photo commencent souvent par une lubie. Une idée fixe cristallisée dans l'esprit par des années d'imageries patriotiques administrées au compte goute par des affiches publicitaires, des logos sur du Toblerone, des clichés et des cartes postales. L'impression que l'ont a toujours connut le Matterhorn même sans l'avoir vu en vrai. C'est fou comme une image peut-être enracinée profondément dans l'esprit, et ce, de manière parfaitement inconsciente.

Bref, j'avais envie depuis longtemps d'aller photographier le Cervin, recréer cette vue idéale qu'on a tous en tête d'un petit lac reflétant le triangle de roche alpine, la réalité serait-elle à la hauteur de mes attentes ?

Appareil photo foutu

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Jeudi 11 aout 2016, midi, la chambre était réservée, le soir le billet de train Genève-Riffelberg acheté et je préparais mes bagages comme j'en ai l'habitude. Habits pour le froid, ordinateur portable, chargeurs pour petites électroniques et kits matériels dans la valise (j'ai pratiquement toujours une valise de faite au cas où ^^). Plus qu'à vérifier l'appareil photo. Sueur froide, l'expression exacte qui décrit ce que j'ai ressenti en découvrant l'écran de mon vieux Nikon traversé par une fissure de part en part. Bizarrement c'est toujours à 22h00 que je découvre ce genre de problème, plus encore quand je prends le train le lendemain très tôt. Une fissure, me direz-vous? Ce n'est pas si grave si l'image est visible, je vise avec le viseur optique après tout et l'écran ne me sert qu'à valider les clichés et effectuer les réglages. Je remets la batterie dans l'appareil, sans optique, je l'allume. Deuxième sueur froide, l'écran totalement en miette, aucune image rien, la situation devenait quelque peu délicate.

Cet appareil je l'ai depuis 2012, il me semble. La mécanique sifflait, j'avais déjà essuyé une panne du sélecteur de mode qui lui avait value une complète révision chez Nikon. C'est vrai qu'il était fatigué, un demi-million d'images que j'avais prises avec lui, et certainement mes meilleurs clichés. Il était peut-être temps de changer. Vendredi matin, branle-bas de combat, courir acheter un nouveau Nikon d3300 (pour remplacer le d3200). À peine déballé, je l'ai mis dans mon sac et me suis rendu à la gare de Cornavin pour prendre mon train (avec 2 heures de retard sur mon planning initial).

Voyager avec un nouvel appareil photo c'est comme voyager avec un inconnu, on ne sait pas trop quoi lui raconter, alors on lui parle du paysage et on lui montre les nuages.

Que peut-on imaginer de plus beau à photographier pour baptiser un appareil que le Matterhorn à Zermatt ? Je suis arrivé à l'hôtel vers 15h00. je profitais de la fin de journée pour faire des tests et corriger mes programmes qui n'était pas complètement compatibles avec ce nouveau modèle. Une journée dont on ne voit pas le temps s'écouler et dont on se souvient longtemps.

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Mais revenons à notre mont Cervin. J'avais peu préparé ce voyage. Une photo trouvée sur Internet avec le caillou et le lac, je me suis présenté à la réception de l'hôtel et j'ai simplement demandé de me situer l'endroit d'où avait été prise cette image. Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir que je me trouvais à une heure de marche de ce que j'apprenais être Riffelsee!

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Le hasard toujours, mais la chance surtout revenait. Enfin c’est donc tôt, samedi matin et après avoir petit déjeuner, que j'entrepris la route pour Riffelsee à travers les montagnes. Tel Horace-Bénédict de Saussure, le naturaliste genevois, qui partit en 1787 à la découverte de la sauvage et hostile montagne (OK, il y a des sentiers balisés avec des panneaux partout aujourd'hui :P ) je suivais les indications de mon iPhone jusqu'à atteindre l'endroit tant désiré. C'est étrange de se retrouver seul dans le massif des Alpes, pas âme qui vivent, un silence perturbant (pas même un grillon) et des perspectives vertigineuses à chaque tournant. J'ai remis ma polaire en plein été, mes chaussures de randonnées et ma canne de marche (un genre de bâton de ski rétractable). La randonnée fut finalement assez facile et courte jusqu'aux deux lacs.

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L'endroit est irréaliste. Le moment l'est plus encore. Cet instant où vous contournez le bassin d'eau et voyez le Matterhorn s'aligner précisément avec son reflet devant vous, c'est incroyable. Bien sûr, je savais que la photo serait difficile, un grand ciel bleu et des contrastes brûlants composaient les conditions météorologiques du jour. Mais en toute sincérité, ça n'importait peu, je n'aurais pu ne prendre aucune photo, ces moments uniques ont à mes yeux plus de valeur que le résultat dans un processus de recherche esthétique.

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J'ai quand même réalisé des clichés que j'assemblerais ces prochains mois. J'ai, après avoir bien profité du panorama, fait route pour Rotenboden ou se trouve la gare du train à crémaillère qui m'a transporté jusqu'à mon hôtel.

Un peu plus tard dans la mâtiné je me suis rendu au sommet du Gornergrat, une grande montagne culminant à 3100m et après une assiette chargée de Röstis dégustés dans le restaurant de l'hôtel qui s'y trouve (bonne chance dormir à cette altitude, le plus haut établissement hôtelier d'Europe), j'ai pris la décision d'éliminer tout ça en descendant à pieds. Le sentier est très apprécié en cette saison, on y croise un touriste tout les 10 mètres, certains en tongs ou baskets à semelle plate et munie d'élégants parapluies en guise d'ombrelle. La vue est magnifique et gare à ceux qui ont le vertige, car la chute peut être brutale et mortelle.

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À mi-parcours, j'ai été interpellé par deux dames en habits de ville qui recherchaient la gare la plus proche. C'est toujours très perturbant en pleine haute montagne et au bord d'une falaise de croiser des individus à ce point déconnectés des réalités.  Je me demande encore ce soir ce qui peut pousser les gens à randonnée avec aussi peu de sérieux.

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À mon arrivée Rotenboden, je croisais pour la seconde fois le chef de gare surpris de me voir arriver à nouveau (je l'avais rencontré le matin). Je lui ai expliqué que l'ordre des événements avait peu d'importance, car finalement c'était les rencontres qui comptaient.

Samedi soir, peu avant le repas, je me suis positionné un peu plus haut de l'hôtel à côté d'une chapelle et j'ai regardé le soleil se coucher. Un moment court, mais qui imprègne durablement la mémoire. J'espère pouvoir en faire une jolie image à l'assemblage et en retouche, on verra bien. :)

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Voilà. Je rédige ce texte depuis le train du retour, en direction de Genève. Un week-end à la fois long et riche en événements et aussi court en temps humain. L'effet d'un bonbon à la menthe, c'est excellent, rafraichissant, et désaltère l'esprit efficacement.

(Les images illustrant ce billet ont été prises avec mon iPhone)

Références

L'hotel Riffelhaut 1853 à Riffelberg : http://riffelhaus.ch/?lang=fr

Riffelsee : https://www.google.ch/maps/place/Riffelsee/@45.9833247,7.7598644,17z/data=!3m1!4b1!4m5!3m4!1s0x478f357f775bfeb9:0x978f19ea07f178a8!8m2!3d45.983269!4d7.7620615

Le Gornergrat : http://www.zermatt.ch/fr/Media/Attractions/Gornergrat

mardi 5 avril 2016

Hubert Robert et la symétrie céleste

Lors de mon court séjour à Paris en mars cette année, j'ai visité l'exposition au Musée du Louvre consacrée à Hubert Robert un peintre que je connaissais finalement peu.

La richesse des expositions temporaires organisées par les grands musées parisiens est indiscutable. Quand il s'agit d'organiser la rétrospective de la vie d'un peintre, ils arrivent à trouver des oeuvres majeurs des quatre coins du globe. Cette exposition ne déroge pas à la règle et j'y ai découvert le travail de ce fantastique peintre d'architecture, surnommé Robert des Ruines pour quelque une de ses toiles , notamment la Grande Galerie du Louvre en Ruine, un chef-d'oeuvre que tout le monde connait ;)

La Grande Galerie du Louvre en Ruine par Hubert Robert – Paris, Musée du Louvre 

Qui dit rétrospective, dit, comparaison. C'est fantastique de pouvoir découvrir quelle a été l'évolution du travail d'un artiste durant sa vie en comparant les oeuvres entre elles. On y découvre des similitudes, des petits détails qui reviennent d'une toile à l'autre. Ce qui m'a intéressé chez Hubert Robert, vous pouvez vous en douter, ce sont ses ciels. Jamais de ciel bleu, des nuages vifs et des constructions logiques que je vais essayer de vous faire découvrir.

Le ciel est un personnage important dans une image. (Le ciel est un personnage), il donnera un caractère gai ou triste, mystérieux ou romantique à une scène. Ainsi, les teintes utilisées, la forme des nuages ou la présence de lumière ou d'ombres créera un langage qui parlera au subconscient du spectateur. Le ciel c'est une forme de présence inconsciente, le fantôme céleste de l'image, mais pas seulement ...

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En comparant les oeuvres de Hubert Robert j'ai découvert qu'une forme de symétrie revenait fréquemment entre sujet et ciel. Bien sûr, ça ne saute pas au visage au premier regard, c'est subtil et discret, mais l'idée existe. Le ciel n'est pas un jeu aléatoire de forme, il est organisé et construit au-delà d'un axe de symétrie virtuel qui reflète le sujet dans les cieux.

Dans le Temple de la Philosophie à Ermenonville on remarque que le regard est dirigé sur un homme au bras tendu couché sur un bloc de pierre (en bas à droite). Ce qu'on voit moins c'est le ciel, parfaitement situé au-dessus de la scène, mais en haut du tableau. Celui si à une surface similaire et une forme proche du sujet. Ce n'est pas un hasard, Hubert Robert a cherché à créer une symétrique pour équilibrer son tableau. (l'axe de symétrie est dessiné en rouge sur mes exemples).

Le Temple de la Philosophie à Ermenonville par Hubert Robert – Collection particulière
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Dans le Pont en Ruine, l'axe de symétrie est installé par le pont. On retrouve l'arche dans le ciel par une ouverture plus lumineuse dans les nuages. Plus subtilement, une symétrie cette fois verticale du bâtiment à gauche et de son pendant "céleste" nuageux à droite (un amas plus sombre). Là aussi, l'équilibre est obtenu par un subtil jeu de miroirs.

Pont en ruine par Hubert Robert – Troyes, Musée des Beaux-Arts
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Parfois l'axe est moins évident, mais il existe. Dans le Pont (Musée Fabre) il est incliné, mais on retrouve une fois de plus l'arche du pont dans le ciel. 

Le Pont par Hubert Robert – Montpellier, Musée Fabre
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Dans Jardin d'une villa italienne, l'axe est incliné verticalement et de plus, le miroir subit un positionnement en tête-bêche. On peut retourner le tableau de 180°, les positions des triangles restent les mêmes.

Jardin d’une villa italienne par Hubert Robert – Ottawa, musée des Beaux-Arts du Canada
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Le Vieux Pont est intéressant, car il utilise le même type de symétrie, mais en plus, le peintre a choisi de porter également la bâtisse de l'autre côté de l'axe, ce n'est pas flagrant au premier regard, mais les proportions y sont. Il est intéressant de voir comment Hubert Robert équilibrait ses images et utilisait le ciel pour le faire.

Le Vieux Pont (Le Ponte Salario) par Hubert Robert
Washington, National Gallery of Art, Samuel H. Kress Collection

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Le cas du Canal est intéressant, la symétrie est double et la vue frontale expose parfaitement cette recherche de symétrie, cette fois entre le Canal et le ciel, la forme en V est donnée par la perspective et les arbres.

Le Canal par Hubert Robert – Paris, collection particulière
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Les deux derniers exemples révèlent un autre effet que j'ai retrouvé fréquemment. Quand ce sont des arches, des ponts qui sont représentés, souvent, l'artiste peignait une petite zone de ciel bleu (un aplat de couleurs sans nuages) au sommet. Si on regarde attentivement le ciel, il est souvent construit en dégradé à l'intérieur des voutes, ce qui permet, d'une part, d'augmenter l'effet de la perspective  et d'autre part, de mieux faire ressortir la courbe(enfin je suppose).

L’Ancien Portique de l’empereur Marc-Aurèle par Hubert Robert 
Paris, Musée du Louvre, dépôt à l’ambassade de France à Londres
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Caprice architectural avec un canal par Hubert Robert – Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage
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Il s'agit ici de quelques exemples révélateurs (j'en ai repéré pas mal non mentionné), évidement, tous les tableaux d'ont pas ce type de construction, parfois plus subtile, parfois absente ou différente. Ce que je voulais démontrer ici, c'est le soucis qu'avait Hubert Robert dans la recherche d'équilibre et comment il y parvenait en créant un dialogue entre ciel et terre.

Un peu de lecture

Je vous conseille vivement la lecture du catalogue de l’exposition Hubert Robert 1733 – 1808 Un peintre visionnaire, exhaustif et passionnant :)

Références

dimanche 3 avril 2016

6 images curieuses du Pitt Rivers Museum à Oxford

Je l'ai découvert il y'a quelques années sur Internet et j'avais toujours eu très envie de le visiter. En mars 2016 durant mon périple en Grande-Bretagne, je me suis rendu à Oxford, ville universitaire par excellence, visiter ce musée tout droit sorti d'un livre écrit dans autre siècle.

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Fondé par l'archéologue, anthropologue Augustus Henry Lane Fox Pitt Rivers en 1884, le musée abrite l'une des collections les plus importantes d'objets. Toutes les civilisations, les cultures et les époques y sont représentées. C'est un musée d'ethnographie, pardon, c'est LE musée d'éthographie qu'il faut visiter au moins une fois dans sa vie si on veut découvrir l'histoire de l'humanité sur la planète Terre.

Le musée ne dispose pas de sa propre entrée, il fait porte commune avec le Oxford University Museum of Natural History un autre musée incroyable.

Les gardiens sont très sympathiques et je crois avoir compris qu'ils aiment tous beaucoup leur musée. En discutant avec Mike, l'un d'eu, j'ai défini avec mon anglais moyen le musée comme étant un curieux musée, une sorte de petite boîte dans laquelle on retrouve toute l'humanité.

Voici  6 images réalisées sur place, j'espère qu'elles vous plairont :)

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Pitt Rivers Museum 5

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Pitt Rivers Museum
South Parks Road
Oxford
OX1 3PP

Références